Politique économique africaine

Dans cet article, vous allez vivre comment l’Afrique prend son avenir économique en main.

L’Afrique, un continent de plus en plus prisé par la Triade et les firmes multinationales

Le continent africain est désormais regardé par les économies occidentales comme l’économie d’avenir pour le monde.
Plusieurs pays Africains se sont lancés depuis près de deux décennies dans une stabilité politique organisée. Beaucoup de gouvernements Africains ont adopté des procédures démocratiques d’élection (Ghana, Bénin, Sénégal, Maurice). Cela facilite l’organisation de gouvernances plus respectueuses des lois. La stabilité permet alors la confiance et attire les investissements de l’extérieur, comme à l’intérieur, car les règles économiques sont mieux encadrées. Afriquéconomie développe pour vous des éléments d’interprétation de cette nouvelle forme de partenariat entre le continent et la Triade. Un chapitre est dédié notamment aux rapports entre la Chine et l’Afrique dans ce contexte.

 

Une redistribution sociale africaine pour décoller économiquement (Thèorie de R.Solow)

 

Par exemple, en Guinée la croissance estimée pour 2014 par le FMI devrait atteindre 5,2%. Un tel taux de croissance ferait rêver n’importe quel pays Européen, dans l’économie actuelle. Cela ne peut ou pourra se faire que si une meilleure stabilité politique revient. Il faut aussi une certaine volonté de la part des gouvernements dans la redistribution des richesses des pays. Les ressources naturelles en matières premières de la Guinée (bauxite, or, diamant, fer…) lui apportent des devises étrangères ; elles devraient être dirigées de façon volontariste vers l’économie locale du pays. C’est ce système de redistribution sociale qui doit être la priorité aujourd’hui en Afrique pour construire les vraies bases d’une émergence tant attendue par les africains.
Cette politique stabilisée volontariste servira alors au développement d’un secteur privé qui ne demande qu’à prendre son essor. Au-delà de ces investissements économiques directs, les devises serviront aussi à la formation notamment des jeunes (le taux d’alphabétisation en Guinée est actuellement de 41,05%).
L’Afrique a un grand potentiel de développement économique. Avant, elle subissait les politiques de l’extérieur. Désormais l’Afrique prend son avenir économique en main grâce à une législation volontaire qui accroit les investissements à l’intérieur et attire les IDE. Le secteur privé a une volonté de créer, les gouvernements doivent investir dans la formation et dans l’intégration des compétences de chacun dans l’économie des pays.

 

Une politique budgétaire africaine versus Keynes

 

Pendant la récession mondiale de 2009, les positions budgétaires de la plupart des pays africains se sont dégradées, plombées par une baisse de recettes et (souvent) des dépenses contra cycliques. Depuis, bon nombre d’entre eux ont renoué avec la prudence, en limitant la croissance des dépenses et en augmentant les revenus de l’État. Cette stratégie a également permis d’apaiser les tensions inflationnistes et donc de récupérer une marge de manœuvre monétaire pour baisser les taux d’intérêt.
Mais les autorités doivent trouver des solutions pour tenir leurs engagements en faveur de la croissance et de la lutte contre la pauvreté, qui passent par des investissements dans les infrastructures et d’autres dépenses pro pauvres. La baisse des recettes tirées des exportations de matières premières complique encore la donne, de sorte que l’assainissement budgétaire se révèle souvent difficile. Étant donné l’incertitude entourant les futures recettes, y compris les apports d’aide publique au développement (APD), les pouvoirs publics prennent des mesures pour élargir l’assiette fiscale et améliorer l’efficacité de leurs services fiscaux.
Pour qu’une politique budgétaire contracyclique porte ses fruits, elle doit avoir des effets keynésiens, c’est-à-dire qu’une hausse des dépenses ou une baisse des impôts augmente la production alors qu’une baisse des dépenses et une hausse des impôts réduit la production. Pendant des ralentissements conjoncturels, il convient donc d’adopter des politiques budgétaires expansionnistes et d’opter, au contraire, pour des politiques plus restrictives en période de boom économique.
Pour les pays africains, les principaux défis consistent à maintenir la stabilité politique et sociale. Une croissance soutenue et le recul de la pauvreté contribuent également à apaiser les  politiques macroéconomiques adaptées, couplées à des améliorations au niveau de l’accès aux services publics essentiels – notamment l’éducation, la santé et la sécurité – et à une optimisation constante des institutions et des réglementations, afin de favoriser l’activité du secteur privé. Afriquéconomie vous précise d’ailleurs dans le détail que ce ne sera que dans ce contexte que sera possible le début d’une émergence économique du continent. L’APD ou les services publics ne pourront pas ici être maîtres de la destinée économique de l’Afrique seuls.

 

Un blog sur l’économie de l’Afrique peut vous intéresser afin de continuer à travailler sur le sujet. Ce blog économique est très bien organisé et vous permet une recherche par thèmes :

http://economie.economie-afrique.com/economie-afrique/economie/

 

Pierre Vaudelin, mars 2016

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